En fait, on danse avec soi-même, c'est-à-dire avec ce qui n'est pas éternel, ce qui a un commencement et une fin.
Pourtant, lorsque l'on reste identifié à ce qui est éphémère et temporel, on est tel un phénix qui renaît de ses propres cendres. On n'est pas qu'un simple rêveur : on est cette force créatrice et silencieuse qui est à l'origine de tout ce qui est éphémère et temporel.
C'est dans le silence du cœur
que l'on réalise que l'on est ÇA — non pas ce qui change en permanence d'apparence, mais ce qui n'a pas besoin d'être pour être.
Cela me fait penser à l'amour absolu 

, celui qui ne peut être identifié ni possédé, qui n'a aucune attente ; celui qui accepte, accueille, accompagne, respecte et aime tout d'un même amour
.
Ce véritable amour
, c'est ce que l'on est avant toute chose : ÇA dans sa nudité totale, dans le silence absolu du bruit éphémère et temporel que sont ces fausses identifications se référant à ce monde.
Toute identification à ce qui est éphémère et temporel n'est qu'une projection sur le grand écran de l'éternel présent, dont on est le réalisateur.
Par Régis Raphaël Violette

